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Mission Anaïs (2)

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une de Jpjl 01Mission Anaïs (2) lire d'abord Mission Anaïs (1) Je remercie le docteur et lui promets de le prévenir dès que j’aurai trouvé une solution, c’est-à-dire dès que j’aurai quatre ou cinq mille dollars, n’imaginant même pas que je puisse aussi revenir bredouille de cette mission inhabituelle.

Dès le lendemain, j’informe l’Ambassadeur. Sans m’interrompre, il sort un billet de 100 $ de sa poche et le glisse dans une enveloppe qu’il me tend. Cela fait 200, dis-je en lui montrant l’enveloppe que j’avais préparée. En moins d’un quart d’heure, la plupart des chefs de service ayant déposé leur obole, l’enveloppe contient déjà 9OO dollars. – « Et 1000 !», dit la secrétaire* de l’Ambassadeur, en joignant le geste à la parole. A midi, après avoir bu une quantité inhabituelle de cafés, chez le Consul, le Conseiller culturel, l’Attaché militaire, le Conseiller Economique, l’Adjudant de gendarmerie, Victoria ma propre secrétaire et Juanito, mon assistant, il y a presque mille cinq cent dollars dans la cagnotte. –« Bravo dit Victoria ! Et après ? »

« Après quoi ? »

– « Le docteur vous a prévenu que le traitement peut parfois s’étaler sur trois années. Que se passera-t-il lorsque la première douzaine d’ampoules aura été consommée. Où serez-vous dans un an ? Et l’Ambassadeur, où sera-t- il. Avez-vous une idée du nombre d’enfants actuellement en danger à l’Hôpital del Niño ? Ce que vous êtes en train de faire est magnifique. Bravo Monsieur ! Mais après ? »

– C’est vrai Vicky. C’est vrai aussi qu’un jour ou l’autre je partirai mais ce jour-là, vous, vous serez là et vous avez déjà ça pour commencer, dis-je lui en tendant l’enveloppe. Madame La Trésorière, mes compliments ! Elle rit. – « Juan, tu vas m’aider n’est-ce pas ? » – « Si monsieur Jean-Pierre me le demande, bien sûr, répond Juan avec un clin d’œil ».

–«  Bravo les enfants. Merci. Il faut maintenant créer une association. Je trouverai un nom ».

Ana Jp18Persuadé qu’un laboratoire pharmaceutique n’est pas à quelques centaines de dollars près, j’appelle Beaufour Ibsen. A Paris, la responsable du Service Social ne cache pas son empathie pour ma petite protégée : – « Nous consacrons déjà, chaque année, de grosses sommes aux cas sociaux et pays du tiers monde, cette activité étant naturellement très encadrée. Je ne peux distraire un centime de ces budgets. Je le regrette, croyez-le. Confirmez-moi tout de même votre demande par écrit. Je ferai ce que je pourrai ». Je rédige alors une convaincante plaidoirie que j’adresse aussi à La Croix Rouge, Pharmaciens sans frontières, l’Ordre de Malte, la Maison d’Amérique Latine, Caritas, Terre des Hommes et une bonne quinzaine d’ONG. – «Nous vous félicitons de l’intérêt que vous portez à cette jeune péruvienne, cependant nous attirons votre attention sur le fait que la somme exigée par cet unique traitement permettrait de guérir plus de cent cas de tuberculose. Nous sommes donc au regret, etc. Veuillez agréer Monsieur le Conseiller »… Seul, Beaufour Ipsen me propose une remise sur le cout du traitement, chaque ampoule me sera facturée un peu moins de cent dollars. Je transmets cette nouvelle prometteuse au docteur Fallen et demande à Victoria de prévenir Madame Zegarra de ma visite. Mon amie Ruth m’accompagne.

Anna Isabelle est une merveilleuse petite fille, jolie, douce, au regard à la fois tendre et malicieux, drôle et affectueuse, s’appliquant à prononcer mon prénom comme Victoria le lui a appris par téléphone : « Jeanpièreu… ». Elle parait effectivement trois ou quatre ans de plus que son âge. – « Maintenant j’ai un Papa » dit-elle en me faisant un câlin.

– « Tu te rends compte, me dit Ruth en revenant vers l’Alliance Française : si toutes les ambassades, faisaient la même chose, le docteur Fallen aurait des traitements d’avance. Mais il n’y a aucune raison pour que les Espagnols, les Allemands, les Anglais, ou les Nord-Américains… se mobilisent ainsi pour offrir un médicament français à une enfant du Pérou.

–« Hélas, non ! Il n’y aucune raison ! »

A suivre Mission Anaïs (3)

Quelques unes des coupure de presse qui s’associèrent à cette mission.

Ellos y ellas17a jpjlEl photografo01jppress08jppress25

Interview15aMaria foto02IsabelRuth44jppress57

(prochainement traduction des articles)

Mise à jour le Dimanche, 10 Février 2013 20:19  

Commentaires  

 
0 #1 Marie C. 15-02-2013 14:58
Pas facile d'être prophète en son pays même si votre blog réalise ici de bons scores. Qu'attendez-vous pour retourner vivre dans ce Pérou que vous aimez tant et qui vous le rend surement bien ? Le principal est que vous continuiez à nous faire rêver. Joyeuse St Valentin avec, exprès, un jour de retard... par timidité. Marie 2.
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