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Les valises d'Hellen

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Ou: La France première destination touristique du monde.

Coup de gueule, certes, mais surtout récit garanti véridique, comme le sont les articles de ce site, à l'exception, peut-être de vos compliments, parfois exagérés... mais pas toujours!

Hellen Dos (230)

Nous en sommes fiers et à juste titre, la France est le premier pays touristique au monde, celui qui attire le plus grand nombre de visiteurs et génère les plus gros revenus par tête de Français. On nous le répète tous les ans quand vient l’été, quand le revêtement des pistes d’envol n’a pas le temps de refroidir sous les trains d’atterrissage, quand la Sncf rajoute des Tgv à tout-va et que les péages débordent. Ah, on dira ce qu’on voudra mais c’est quand même beau la France !

Pour mériter ça, nous avons la Tour Eiffel, et puis Versailles, le Mont Saint Michel et le Lido… Il y en a même qui ajoutent Disney Land… Bref ! On a ce qu’il faut, pas vrai ? Et puis surtout on a « nous », les Français! … Parce que soyons objectifs : quel intérêt auraient nos hauts lieux touristiques sans nous ? Vous imaginez la Tour Eiffel tenue par des arabes en djellabas, accroupis sur les marches et tirant les ascenseurs par des norias de chameaux… Vous voyez les grandes salles du château de Versailles parcourues de boubous africains palabrant sous les baldaquins… Et le plateau du Lido rempli de filles d’ébène avec des jambes sans fin et des  cambrures de BD… Et les TGV rapiécés de boîtes de Coca, partant sans horaires fixes et s’arrêtant dans le moindre patelin pour un bakchich. On contournerait les péages comme qui rigole et les radars seraient depuis longtemps Bordeaux (47ac) (Large)transformés en photomatons par un gang de maffieux bridés…

Je ne suis pas chauvin, mais entre nous, que serait la France sans les Français ? Je vous le demande un peu.

Ce vendredi 3 août 2007 allait être un grand jour : Ruth et moi allions à Orly accueillir, pour ses premières vacances en Europe, ma jeune belle-sœur péruvienne. Des mois de démarches, de trafic d’influence, d’espoirs, de négociations, d’humiliations, de petits fonctionnaires imbus et de commerciaux requins, seraient enfin oubliés. A l’aube du grand jour, comme des gosses qui partent en colonie de vacances, nous n’avions pas fermé l’œil. Minutieusement préparée l’opération Hellen allait être un succès.

Lever 5 heures. Mirebeau Poitiers. Parking de la gare et quai numéro 2. Vérification du tableau électronique d’affichage des voitures. Repère F. Nous sommes prêts. C’est quand même rassurant de vivre dans un pays où tout fonctionne, où tout est indiqué, fléché, prévu… Nous qui avons connu l’Amérique Latine, et même l’Afrique, et pire encore : la Grande Bretagne, laissez-moi vous dire que ça a du bon de sentir l’organisation, la compétence et n’ayons pas peur des mots : l’excellence française…

 Le Pont Van Gogh à Arles (182ap1) (Large)Beau comme un TGV, le notre entre en gare. « Deux minutes d’arrêt »… Soudain, une rumeur s’amplifie. Les numéros des wagons ne correspondent plus. Deux trains ont été mis bout à bout. Les gens courent en tous sens avec d’énormes valises de vacances, avec des gosses, avec des belles-mères. « Allons pressez-vous belle maman, on va le louper »… Mais non ! ça c’est les premières »… « Attention à la fermeture des portières » … « Qu’est-ce que t’as fait de Kévin ? » … « Il est avec mon père »… Dérèglement total. On frôle la panique. C’est l’exode. « Mais quel bordel !» dit un monsieur pourtant distingué… Ah mon Dieu, c’est moi… On se croirait en 1950, les escarbilles en moins. Sans bagages, nous remontons toute la rame en courant et sommes probablement les seuls passagers à leur vraie place… Ils auraient peut-être pu le dire, l’annoncer, corriger le panneau électronique, s’excuser… Ils auraient du… Mais bon, nous sommes dans le train le plus rapide du monde et notre service public est le meilleur... Alors ne chipotons pas ! ça roule… Paris déjà.

Là, le script de Ruth prévoit Bus Air France pour Orly. C’est marqué nulle part mais une fleuriste sympa nous explique : « Sortez par là. Remontez l’avenue Mougeote, tournez à droite et continuez tout droit. C’est pas loin »…

Marseille(69)aC (Small)Le Pullman du salut, c’est écrit dessus: Orly ! Une bonne centaine de personnes se bousculent, chargeant eux-mêmes leurs valises obèses dans la soute. On joue des coudes pour monter s’asseoir. « Madeleine, restons groupés ! » Sans bagages -quel bonheur ! - nous accédons vite à deux places libres. Le bus se remplit. « Stop ! »   crie soudain le chauffeur-encaisseur. « C’est complet ! » « Mais ça n’est pas possible, proteste un monsieur ; on vient de mettre nos bagages dans la soute ». Moi, je n’y peux rien. J’ai droit à 51 passagers. Je ne peux pas en charger 52. Faut descendre vos bagages »… « Mais la soute est pleine. Comment voulez-vous que je retrouve mes valises ? » « Nous c’est pareil ! » « Et nous aussi… » Ils sont au moins 25 dans ce cas. « Vous auriez pu compter tout de même »… Ils ouvrent la soute. Sortent les bagages des autres pour accéder aux leurs. Les premiers installés, inquiets, voient leurs valises sur le trottoir, redescendent. Y-a de la bagarre dans l’air. Une dame perd son chien. « Restez dans le car grand-père, on se retrouvera à Orly »… Je suis pris d’un doute : nous serions-nous fourvoyés dans le bus charter d’une compagnie Low Cost , une de ces filouteries à l’enseigne ensoleillée qui abandonne ses clients au bout du monde ? Que nenni ! Nous sommes bien chez Air France et le trajet coûte 9 euros… bordel compris. Ça roule !

Marseille,l e Panier(43)aC (Small) Le billet qu’Hellen nous a envoyé par courriel, précise « arrivée Orly Sud »… Tout va bien. Au passage, on aperçoit même la Tour Eiffel et la Tour Montparnasse…

Orly Sud. Renseignements. « Ah Non ! Air Europa, ça n’est plus ici. Oh, ça fait bien deux mois qu’ils sont à Orly-Ouest maintenant. Hein Simonne ?... Vous pouvez prendre l’Orly Val »… Tout va bien.

Sandwich mal décongelé, café froid: 19 euros quand même… L’affichage s’éclaire : « Arrivée Madrid porte une. Bagages sur tapis un ! » On est prêt du but. Ça ne peut pas être mieux. Tandis que je sens le cœur de ma petite femme battre la chamade à l’idée de serrer enfin sa cadette dans ses bras. « La voilà ! »… Séquence émotions.

On regarde tourner le tapis des bagages. Les gens chargent leur chariot et s’éloignent. Il ne reste bientôt plus qu’une autre famille qui a récupéré une valise sur deux et nous qui n’avons rien récupéré du tout. « Vous arrivez d’où ? » -« De Buenos-Aires, et vous ? » -« De Lima ! ». Ça crée des liens. Nous abandonnons le tapis sur lequel tournent encore une dizaine de valises sans propriétaires… Au comptoir des Bagages Perdus (lost and found), une hôtesse nous sourit : « Ce n’est pas ici. Il faut aller au service des bagages Air France, car depuis Madrid, votre transporteur est Air France ». Moi, ça me rassure plutôt. Je traduis pour l’autre passagère qui ne partage pas spontanément mon optimisme…

Comptoir des bagages Air France. Si j’avais su en y entrant que nous allions y passer la journée, j’aurais probablement failli à mon flegme quasi britannique, sympa et souriant… « Ne vous tracassez pas Monsieur, cela arrive souvent » me dit un employé en costume d’amiral et en scrutant son écran. La correspondance de Madrid était trop courte (trois heures tout de même) et vos valises seront dans le prochain vol, à 20 heures 32 ». Le problème, c’est que nos places de TGV sont réservées au départ de Montparnasse à 18 heures. Y-a-t-il un bureau SNCF à Orly ? Oui mais il est fermé. Il faut aller à Orly Sud. Orly Sud, nous revoilà !

Abbesses-2010 (9274nb)« Le dernier départ pour Poitiers est à 22 h 45, mais il est complet. Je vais voir ce que je peux faire ». Elle tapote son clavier, fronce les sourcils, rouspète. Sourit… « C’est bon ! Mais vous ne serez pas dans les mêmes voitures et malheureusement je ne peux pas vous éviter des changements de tarifs importants ? »  « C’est d’accord ! dis-je comme si j’avais eu le choix».

Reste à revenir à Orly Ouest. Prendre un thé en attendant 20 h 32 puis le Bus Air France pour Montparnasse et le train pour Poitiers. L’aventura …

J’aurai peut-être déjà du vous prévenir que ce récit est rigoureusement exact, car nous risquons maintenant d’atteindre des sommets qui font vous faire douter de ma bonne foi. Pour tromper l’attente, Hellen nous décrit en détails le contenu des valises: des cadeaux pour tout le monde, des produits alimentaires frais pour cuisiner enfin quelques unes de ces merveilleuses spécialités péruviennes, irréalisables sans ingrédients authentiques (du moins le croit-elle), puis la garde robe de vacances d’une jeune fille de 22 ans. Pour faire simple, nous avons déjà appelé la familia au Pérou, accusé réception du bébé et remercié des délicates attentions mises, par chacun, dans le choix des cadeaux.

Plus qu’un quart d’heure. Zut ! « Retardé ! ». Bon, tant qu’on peut encore attraper notre TGV. Il y a de la marge. Chez Air France, le défilé des propriétaires en souffrance de bagages est permanent. Les employés ne se gênent même plus pour critiquer devant nous les dysfonctionnements du service. Les radios crépitent. « Ici Beaubourg-Grace Jones-2010  (9153)Bernard, le tapis 5 est en panne. Où je mets le Calvi ? ». « Mais j’en sais rien moi où il met le Calvi. Qu’il demande au Sup… C’est tout de même  pas nous qui allons gérer les tapis maintenant ». « Alors le Calvi, je le mets où ? »… Et le Madrid ? Il est où le Madrid ? « Le Madrid est posé me dit l’amiral mais je ne sais toujours pas si vos bagages sont en rush ». En rush ? Depuis ce matin, ça m’étonnerait. « Non, Rush, ça veut dire : bagages non accompagnés. Ils n’arriveront pas sur le tapis, on nous les livrera ici directement mais ça peut demander du temps ». Pour Montparnasse, un bus part toutes les 20 minutes. Mais je ne sais pas combien de temps il met pour faire le trajet. Voulez-vous vous renseigner s’il vous plaît. L’amiral s’exécute. Il revient annonçant que le trajet demande 40 minutes, plus 20, cela fait une heure. On devra partir au plus tard à 21 heures 15, avec ou sans valises… Il est 9 heures, les rushs ne sont toujours pas débarqués et nous ne savons toujours pas si nos valises en font partie. Il faut y aller. « On vous téléphonera ! ». Nous courrons vers les bus. « Stop ! » Un cordon de militaires en tenue de combat, armés jusqu’aux dents, nous interdit d’aller plus loin: «On ne passe pas messieurs-dames. Le périmètre est condamné à cause d’une alerte à la bombe. Aucun véhicule n’accède à l’aérogare... Je pleurniche dans le gilet pare-balle d’une policière : « Il y a des taxis au niveau supérieur » me confie-t-elle. Nous courrons dans les escaliers en faisant le tour complet de l’aéroport. Au niveau supérieur : un inextricable embouteillage de voitures bloquées, mais pas l’ombre d’un taxi. Cette fois, c’est foutu.   De toutes façons, nous n’avons plus le temps…

Je me retourne, scrutant la nuit à la recherche d’une enseigne d’hôtel. « Ne restez pas ici. C’est interdit. Redescendez au niveau zéro! » Soudain, une voiture surgit à toute allure. C’est un taxi, vide. Je lève le bras. Des policiers font signe au chauffeur de ne pas s’arrêter. KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA J’insiste : « Montparnasse, très vite ». « Montez ! » Dix-neuf minutes plus tard, conduit par un fantastique pilote de road movie américain, série B, nous y sommes. Merci. On a même le temps de photographier Hellen devant un TGV… N’ayant pas les mêmes numéros de voitures nous décidons de tenter la chance. Jeunes voyageurs sympas, famille africaine, palabres, nous sommes tous les trois.

Et maintenant Hellen, toi qui n’a connu que des tortillards essoufflés sur des viaducs de bois comme ceux de Tintin et le Temple du Soleil, remplis de « mamitas » allaitantes et de chevreaux bêlants, tu vas enfin découvrir le train le plus rapide du monde : plus de 300 km-heure… Et c’est parti. En fait, nous sentons bizarrement que ce TGV roule à une vitesse des plus modestes. Pourquoi ? Peut-être le conducteur a-t-il cassé ses lunettes. Ou bien il n’aime pas rouler de nuit… Ou bien les TGV subissent des limitations de vitesses… C’est plus cher et c’est moins vite, et c’est comme ça ! Un train pas comme les autres.

C’est tout de même rassurant que tout cela arrive en France. Imaginez ailleurs… Il y aurait de quoi s’inquiéter. Non ?

Samedi nous essayons d’appeler pour connaître les nouvelles. Le service est fermé et basculé sur un Fax. Un samedi du mois d’août, à Orly, Air France fermé.

Dimanche matin, appel d’un certain Denis : « J’ai vos valises, mais Air Europa n’expédie pas par transporteur »… Tiens tout d’un coup, ce n’est plus Air France. « Tout ce que je peux, c’est les faire partir vers un aéroport plus proche de vous : Nantes, Limoges, Toulouse, Bordeaux » ? Va pour Nantes !

Hellen a de la chance, elle va connaître le château des Ducs de Bretagne que nous n’avions pas inscrit au programme.

Abonné à l’auto dérision et au goût immodéré de l’absurde, j’imagine une suite de contretemps et catastrophes qui prolongeraient ce feuilleton comme une saga d’été de TF1. Je sens bien que l’histoire touche à sa fin et je le regrette. Si, par exemple, au lieu de faire Paris-Toulouse-Nantes, comme nous l’a dit Denis, les valises allaient s’égarer à nouveau quelque part… Et si, quelqu’un en profitait pour y cacher de la drogue… La provenance péruvienne autorise bien ce délire… D’autant que –cela me revient maintenant- le gentil Denis, par téléphone, m’a avoué qu’une des valises avait été Voile (9490)ouverte ; « pour être bien sûr que c’était la votre » s’est-il excusé, ajoutant qu’ils savaient ouvrir les valises sans dommage mais que, sans le code, ils ne pouvaient pas les refermer correctement. S’il ne s’agit que de cela, je vais vous indiquer le code lui dis-je. « En effet ça marche ! Ainsi, vous ne verrez même pas que votre valise a été ouverte ». Merci Denis !

Oui mais, peut-être a-t-il demandé le code non pour fermer mais pour ouvrir et non pour prendre mais pour ajouter, quelques paquet de cocaïne compromettant… On peut tout imaginer… Enfin, moi, je peux.

Lundi, 8heures, en voiture pour Nantes. France Info annonce la mort du cardinal Lustinger. J’écoute à peine. Ruth montre à Hellen la carte de l’estuaire de la Loire, notre Amazone à  nous… A la radio, il me semble entendre parler de Nantes, de l’aéroport, d’un effondrement de piste, de l’aérogare bloquée… Chutt ! Je n’ai pas bien compris et les filles croient que je blague… Mon portable sonne : « Ici, comptoir Air France de Rennes. Je vous appelle pour vous dire que vos valises sont chez nous car les avions pour Nantes ont été détournés sur Rennes »…

"Ecoutez, dis-je, je n’ai pas l’intention d’aller à Rennes. Cela commence à bien faire" et je narre à l’hôtesse un résumé de nos aventures, terminant sur un ton que j’essaie de rendre menaçant, par un « Faites-en ce que vous voudrez !». Une minute passe. L’hôtesse revient. "Nous vous livrerons vos valises chez vous, à Mirebeau, cet après-midi !" Je n’en crois pas mes oreilles. "Et comment ferrez-vous" ? "Nous allons affréter un taxi, Monsieur". Alors là ! …

Au journal télévisé de 13 heures, nous assistons aux doléances des passagers qui viennent de passer la nuit à Nantes, vautrés sur leurs valises… Si au moins quelqu’un leur disait que la France est le premier pays touristique du monde, je suis sûr que cela leur ferait du bien.

Mirebeau, 17 heures 30. Un Taxi s’arrête devant la porte. L’histoire des valises d’Hellen se termine vraiment . La conductrice vient de Nantes, via Rennes et repart pour Nantes. 600 km, pour deux valises !... On n’est pas chiens chez Air France… On est désorganisé, incompétent, bordélique… mais pas chiens ! (jpjl)  jpjeannin@9online.fr (Photos de Jeanpierre Jeannin, prises à Paris, Marseille, Arles et Bordeaux, de 2007 à 2010)

Hellen Dos (223)

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Comments (1)

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Patrice - Aug. 19, 2007 - Delete

Oui, on voit des films où se déroule un tel déferlement d'événements en chaîne, abracadabrants et on se dit que c'est un scénario ... Ici, la fiction est réalité ...  Bravo d'en sourire et de tourner cela en dérision . En fait que sont ces déconvenues par rapport aux grandes misères et catastrophes de ce monde ... Il faut savoir relativiser ...
La France sans les Français, c'est  impensable  et surtout inacceptable ...
Bravo pour cette narration et cette leçon de positivité . Je m'en remets à votre humour  et dis :
C'est si bon la France  que c'en est  adorable d'être Français...
Farfadet , ce vieux bougon ...  ( clin d'oeil )

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Mise à jour le Jeudi, 10 Mars 2011 21:28  

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